Les pellicules en hiver ont un talent particulier pour se montrer le jour où vous portez votre pull noir préféré. Rassurez-vous : ce sont des petites squames du cuir chevelu, très courantes, et non un signe de mauvaise hygiène. Le tout est d'identifier votre type de pellicules pour choisir le bon soin, sans agresser davantage la peau.
Pellicules sèches ou grasses : faites la différence
Avant d'acheter un flacon, regardez de près ce qui tombe.
Les pellicules sèches sont fines, blanches, et se détachent facilement. Elles saupoudrent les épaules, surtout après le brossage. Le cuir chevelu tiraille souvent en même temps.
Les pellicules grasses sont plus épaisses, jaunâtres, et restent accrochées aux racines. Elles s'accompagnent de cheveux qui regraissent vite et, parfois, de rougeurs. Quand le cuir chevelu devient franchement rouge et enflammé, on parle plutôt de dermatite séborrhéique, qui mérite un avis médical.
D'où viennent-elles ?
Le cuir chevelu renouvelle ses cellules en permanence, sans que cela se voie. Quand ce cycle s'accélère, les cellules s'agglomèrent et deviennent visibles. Une levure naturellement présente sur la peau, Malassezia, joue un rôle reconnu dans ce dérèglement chez de nombreuses personnes.
Beaucoup de femmes constatent aussi une aggravation à la saison froide. Plusieurs facteurs peuvent y contribuer : l'air sec du chauffage, les bonnets portés longtemps, l'eau trop chaude sous la douche, sans oublier la fatigue de l'hiver. Si vous n'avez jamais vraiment pris soin de cette zone, notre article sur le cuir chevelu, cette zone négligée pose les bases d'une routine simple.
Quel shampoing antipelliculaire choisir ?
Le plus utile est de lire la composition plutôt que les promesses. Les actifs les plus courants sont :
- la piroctone olamine, le climbazole ou la pyrithione de zinc, que l'on trouve dans de nombreux shampoings ;
- le disulfure de sélénium, présent dans certaines formules plus ciblées ;
- le kétoconazole, proposé en pharmacie : demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin.
Une étude comparative publiée en 2002 a montré de bons résultats à quatre semaines avec le kétoconazole à 2 % comme avec la pyrithione de zinc à 1 %, le premier affichant moins de récidives. Autrement dit, plusieurs actifs fonctionnent, et il faut parfois en essayer deux pour trouver celui qui vous convient.
Comment l'utiliser pour de bon
Le geste compte presque autant que le produit.
Massez le shampoing sur le cuir chevelu, du bout des doigts et jamais avec les ongles. Laissez-le agir le temps indiqué sur l'étiquette, souvent quelques minutes, puis rincez longuement à l'eau tiède. Suivez la fréquence recommandée par le fabricant, puis espacez les applications quand les pellicules diminuent, en alternant avec un shampoing doux.
Sur les longueurs, gardez votre soin habituel. Un masque pour cheveux bien choisi se pose sur les pointes et les longueurs, pas à la racine, où il pourrait alourdir un cuir chevelu déjà gras.
Les petits gestes qui aident au quotidien
Quelques habitudes faciles à adopter font une vraie différence au fil des semaines :
- baissez la température de l'eau au moment du rinçage ;
- lavez régulièrement vos bonnets et vos écharpes ;
- nettoyez votre brosse et ne la prêtez pas ;
- limitez les shampoings secs et les produits coiffants à la racine ;
- aérez les pièces chauffées et évitez d'y laisser l'air trop sec.
Ces précautions profitent aussi à vos longueurs. Si elles se mettent à voler dès que vous retirez votre bonnet, nos gestes contre les cheveux électriques devraient vous rendre service.
Évitez en revanche de gratter ou de décoller les squames avec un peigne fin. Cela irrite la peau et relance le cercle vicieux des démangeaisons. Méfiez-vous aussi des huiles appliquées en grande quantité sur un cuir chevelu gras : elles peuvent nourrir le problème plutôt que le calmer.
Quand consulter ?
Prenez rendez-vous avec votre médecin ou un dermatologue si les pellicules persistent après plusieurs semaines de soin adapté, si le cuir chevelu est rouge, douloureux, suintant, ou si vous remarquez des plaques épaisses bien délimitées. Le psoriasis ou une dermatite séborrhéique marquée se soignent différemment et nécessitent un vrai diagnostic. Même démarche si des cheveux tombent par plaques : une chute saisonnière reste diffuse et modérée, ce qui n'est pas le cas d'une perte localisée.
Avec un peu de régularité, votre cuir chevelu retrouve généralement son équilibre, et votre pull noir peut ressortir sans crainte.
